On ne fait pas de bon cidre avec des pommes médiocres. C'est presque trivial à dire, mais c'est précisément ce qui sépare le cidre artisanal qu'on sert au Renard d'un cidre industriel de grande surface.
Installée à Plerguer en Ille-et-Vilaine depuis 1952, la cidrerie Sorre est une maison familiale qui travaille les pommes à la bretonne : avec patience et avec respect du fruit. Chaque variété, douce, douce-amère, amère, acidulée apporte son caractère à l'assemblage final. La maison ne triche pas avec ça : pas de concentré, pas de sucre ajouté, pas d'arômes de synthèse. Juste des pommes pressées à froid à la sortie du verger, un jus qu'on laisse fermenter le temps qu'il faut, et un cidre qui sent vraiment la pomme.
Une maison qui prend son temps
Plus de soixante-dix ans d'expérience, plusieurs générations qui se sont transmis le savoir-faire, la cidrerie Sorre a vu défiler les modes du cidre sans jamais changer de cap. Pendant que d'autres ont basculé vers la production industrielle, elle a continué à travailler les pommes une par une, à respecter les saisons, à laisser le temps faire son œuvre.
Ce que nous servons chez nous
De la bolée de cidre Brut à la pression jusqu'au Sorre Extra Brut Réserve vieilli en fût de chêne, c'est toute la cidrothèque de la maison qui arrive sur nos tables. Le Sorre Fermier Bio accompagne idéalement les galettes de sarrasin complètes ; le Rosé surprendra par sa fraîcheur sur une galette au chèvre ; le Guillevic, plus rond et fruité, va au Foie gras comme la main au gant.
Notre poiré, lui, vient également de chez eux un produit plus rare, plus délicat, qu'on aime servir en apéritif ou avec les galettes plus végétales.
Tous nos cidres sont conçus à partir de la première pression à froid des pommes, contrairement aux cidres de grande distribution qui utilisent des concentrés réhydratés. Cette méthode préserve l'aromatique du fruit et la complexité du terroir breton.
Travailler avec une maison comme Sorre, ce n'est pas juste acheter du cidre. C'est entretenir une relation longue, parler des récoltes, comprendre pourquoi telle année est plus douce que la précédente. C'est aussi savoir qu'un jour on les invitera ici, à Ermont, pour une dégustation commentée et c'est exactement ce qu'on prépare pour février prochain.

